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Un film-documentaire « Golden Seniors » par le réalisateur suisse François Kohler relate le parcours de quelques participants de l’étude Silver Santé Study

Tous les participants de l’étude ont été conviés au cinéma Le Café des Images à Hérouville Saint Clair, le jeudi 12 janvier 2023 pour l’avant-première du film-documentaire « Golden Seniors » réalisé par François Kohler. Ce film raconte le parcours de 5 seniors participant à l’apprentissage de la méditation au sein de l’étude Silver Santé Study, programme de recherche examinant les aspects émotionnels du vieillissement et de la santé mentale…

Articles sur l’étude Age-Well dans la presse de l’Inserm- G.Chételat et G.Poisnel

Des chercheurs européens du groupe de recherche « Medit-Ageing », mené par la directrice de recherche à l’Inserm Gaël Chételat, du laboratoire Physiopathologie et imagerie des maladies neurologiques (Inserm/Université de Caen Normandie), qui regroupe des équipes du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, de l’University College de Londres, de l’université de Liège et de l’université de Genève, ont réalisé une étude, publiée dans JAMA Neurology, qui constate des bénéfices incertains de la méditation sur la survenue de démence. Les chercheurs ont évalué, dans le cadre de l’essai « Age-Well », 136 sujets de 65 ans et plus, répartis en trois groupes : le premier a suivi le protocole de méditation, le deuxième dit de « contrôle actif » une période d’apprentissage de l’anglais, tandis que le troisième dit « contrôle passif » ne suivait aucune intervention. Après 18 mois d’intervention, les chercheurs n’ont pas observé de différence significative de volume et de perfusion du cortex cingulaire ou de l’insula chez le groupe pratiquant la méditation par rapport aux groupes contrôles. « Le fait qu’aucune différence anatomique n’ait été observée pourrait indiquer que, si la méditation peut modifier le volume de cerveaux plus jeunes et plus plastiques, 18 mois d’entraînement à la méditation ne sont pas suffisants pour modifier les effets du vieillissement », commente Gaël Chételat.

Lequotidiendumedecin.fr, 05/12

Le Temps rend compte des travaux de Géraldine Poisnel, neurobiologiste de l’Inserm, à l’université de Caen, et son équipe, qui viennent de montrer, sur un groupe de 135 personnes âgées de plus de 65 ans, que le volume de matière grise du cortex cérébral est plus important si celles-ci pratiquent régulièrement une activité physique (vélo, marche, course, jardinage) que si elles sont complètement sédentaires. « Pour la première fois, nous avons établi un lien direct entre activité physique, facteurs de risque cardiovasculaires et santé cérébrale », se félicite Géraldine Poisnel. En outre, « les personnes les plus actives présentaient un meilleur métabolisme du glucose dans le cerveau, un processus physiologique indispensable qui se dégrade chez les patients atteints de démence sénile », observe Géraldine Poisnel, qui avance l’idée d’inclure l’activité physique dans la stratégie nationale de lutte contre le vieillissement du cerveau en France.

Le Temps, 03/12

L’article sur les résultats primaires d’Age-Well est maintenant disponible dans JAMA Neurology !

L’article sur les résultats primaires de notre essai contrôlé randomisé Age-Well, qui étudie l’effet d’une intervention de méditation de 18 mois pour promouvoir un vieillissement sain, est désormais disponible dans JAMA Neurology.

L’objectif de l’étude Age-Well était de fournir des preuves solides de l’impact de l’entraînement à la méditation sur la santé mentale et le bien-être de la population vieillissante, en utilisant la plus longue intervention de méditation chez les adultes âgés à ce jour. Dans cette première série d’analyses, les experts de l’étude Silver Santé Study ont comparé l’effet d’une intervention de méditation de 18 mois à l’effet d’un apprentissage d’une langue non maternelle de 18 mois (contrôle actif) et à un groupe sans intervention (contrôle passif) sur des régions cérébrales prédéterminées et une série de mesures comportementales. Les résultats révèlent que, bien que la méditation n’ait eu aucun effet sur le volume du cortex cingulaire antérieur et de l’insula, et des effets marginaux sur la perfusion des mêmes régions cérébrales prédéterminées, elle a amélioré de manière significative l’attention et la régulation des émotions, deux aspects particulièrement pertinents dans le vieillissement.

Le Dr Gaël Chételat, de l’Inserm/Université de Caen (France), qui a dirigé cette étude, a déclaré : « Le fait qu’aucune différence anatomique n’ait été observée entre ces deux groupes pourrait indiquer que, si la méditation peut modifier le volume des cerveaux plus jeunes et plus plastiques, 18 mois d’entraînement à la méditation ne sont pas suffisants pour modifier les effets du vieillissement.
De plus, si les résultats sur les changements de volume cérébral sont strictement négatifs, les résultats sur la perfusion tendent à montrer une amélioration subtile après l’entraînement à la méditation, ce qui pourrait être intéressant à explorer davantage, soit après des interventions plus longues et/ou sur des échantillons plus importants. « 

 » La pratique de la méditation montre ici un réel bénéfice sur la santé mentale des personnes âgées, avec une amélioration significative des paramètres spécifiques au bien-être, mais aussi le maintien des capacités attentionnelles et socio-émotionnelles rapportées par les participants « , ajoute le Dr Antoine Lutz (Inserm/Université de Lyon), responsable de l’axe Méditation de l’étude.

Des mesures et des analyses plus spécifiques seront menées dans le cadre de l’essai Age-Well pour améliorer la compréhension de ces mécanismes. Elles pourraient permettre de déterminer quelles mesures sont les plus sensibles à la pratique de la méditation et d’étudier les mécanismes qui sous-tendent ses effets.

Article: Effect of an 18-Month Meditation Training on Regional Brain Volume and Perfusion in Older Adults

Date de publication : 10-10-2022

Canal Detox, Inserm,12 avril 2022

Mal dormir, un risque de développer la maladie d’Alzheimer, vraiment ? par Géraldine Rauchs

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus commune de démence, touchant en France à l’heure actuelle près d’un million de personnes. De nombreux travaux de recherche visent à améliorer la prévention et à retarder l’apparition de la maladie. Dans ce contexte, le sommeil est un des facteurs qui suscite beaucoup d’intérêt, des données suggérant que mal dormir pourrait être associé à un risque plus élevé de développer la pathologie. Canal Détox fait le point sur l’état des connaissances.

https://presse.inserm.fr/mal-dormir-un-risque-de-developper-la-maladie-dalzheimer-vraiment/45160/